Je te le dis assez souvent, mais pas encore suffisamment : j'aime notre temps perdu à attendre, à contempler le monde, à pester contre ses créatures, à appeler les oiseaux traqués en les imitant très mal, à chuchoter en se prenant les pieds dans un trou et le pantalon dans les ronces, à guetter l'instant. Pourvu que ce soit avec toi.
Parfois la récompense arrive, après des heures d'impatience dans des endroits de ce Terre qu'on imagine débordant de cuicui et qui s'avèrent, à l'expérience, vides de toute vie. L'improbable découverte propulse alors l'animal en haut du classement de tes prises, à quelques battements d'ailes de ta buse à queue rousse citadine ou de ton caracara costaricien...
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| Surprise en plein on-ne-sait-quoi, la bête a repéré la photographe - bel instinct. |
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| Farouche, elle fait prudemment machine arrière... |
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| ... avant de détaler comme une poule mouillée. |
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